
Un peuple. Une mémoire. Un vêtement.
DZIRI n'est pas une marque. C'est une manière de dire « je viens de là ». De porter, sur nos épaules, le poids et la beauté d'une histoire qu'on ne nous a pas toujours racontée.
Nous sommes des enfants d'ici et de là-bas. Nés en France, au Canada, en Belgique — mais avec Alger dans la voix, la Casbah dans les yeux, et le nom des chouhada gravé dans les prénoms de nos oncles.
Nous avons grandi entre deux drapeaux. On a compté les buts, on a hurlé dans les rues en juillet, on a écouté les récits de nos grands-mères sur la guerre — celle qui a rendu tout cela possible. DZIRI est né de ce trop-plein.
Chaque pièce est un fragment. Le 213 sur la poitrine, comme un code secret entre nous. Le patch « 1964 », deux ans après l'indépendance, quand le pays apprenait à marcher. Le portrait de chouhada, pochoir anonyme, parce qu'ils étaient des milliers, sans visage, tous essentiels.



Cousu ici. Pensé chez nous.
Nos pièces sont tissées et cousues au Portugal, dans des ateliers que nous visitons. Coton lourd, finitions patientes, séries courtes et numérotées. Nous préférons produire moins, mieux, plus juste.
Une part des bénéfices est reversée chaque année à des associations qui documentent et transmettent la mémoire algérienne — parce que porter un vêtement ne suffit pas.